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Décongestionnants : précautions

L'ANSM déconseille fortement les décongestionnants oraux contenant de la pseudoéphédrine ou des molécules apparentées, en raison de cas rares mais graves d'AVC et d'infarctus. Préférer le lavage de nez au sérum physiologique. Les sprays décongestionnants locaux ne doivent pas dépasser cinq jours.

Décongestionnants oraux
Avis ANSM défavorable. Risque AVC et infarctus.
Sprays nasaux vasoconstricteurs
5 jours maximum. Pas chez l'enfant, ni la femme enceinte.
Alternative
Lavage de nez au sérum physiologique.
En cas de doute
Demander conseil au pharmacien.

Pourquoi cette page importe

Beaucoup de produits en vente libre contre le rhume contiennent un décongestionnant oral. Leur effet sur le nez bouché est réel mais modeste, et leurs effets indésirables peuvent être graves. La position française des autorités sanitaires (ANSM) est claire : ces produits ne sont pas à utiliser en première intention.

Décongestionnants oraux (pseudoéphédrine et apparentés)

Ces molécules — pseudoéphédrine, phényléphrine, éphédrine — sont des vasoconstricteurs systémiques. Elles agissent en réduisant le calibre des vaisseaux de la muqueuse nasale, mais aussi ailleurs dans l'organisme. Elles sont présentes dans plusieurs spécialités combinées (associées à du paracétamol, à un antihistaminique, à un antitussif).

L'ANSM a publié plusieurs communications déconseillant fortement leur usage en raison de signalements de :

  • Accidents vasculaires cérébraux (AVC).
  • Infarctus du myocarde.
  • Hypertensions sévères.
  • Convulsions.

Ces effets sont rares mais graves, et peuvent survenir même chez des sujets sans facteur de risque connu. Le rapport bénéfice/risque pour un rhume — qui guérit seul en sept à dix jours — est jugé défavorable.

À retenir. Les décongestionnants oraux contenant pseudoéphédrine ou apparentés ne sont pas recommandés. En cas de gêne par nez bouché, le lavage de nez est l'alternative privilégiée.

Contre-indications absolues

Les décongestionnants oraux sont contre-indiqués notamment en cas de :

  • Antécédents d'AVC ou d'infarctus.
  • Hypertension non contrôlée.
  • Cardiopathie ou troubles du rythme.
  • Glaucome à angle fermé.
  • Hyperthyroïdie.
  • Grossesse et allaitement.
  • Enfant de moins de 15 ans.

Décongestionnants nasaux locaux (sprays vasoconstricteurs)

Les sprays contenant de l'oxymétazoline, de la naphazoline ou similaires agissent localement et rapidement. Ils sont parfois proposés sur de courtes durées en cas de congestion gênante (par exemple avant un trajet en avion — voir rhume et avion).

Règles strictes :

  • Cinq jours maximum. Au-delà, risque de congestion rebond et de dépendance (rhinite médicamenteuse).
  • Pas chez le nourrisson, l'enfant, la femme enceinte ou allaitante.
  • Précautions chez les personnes hypertendues, cardiaques, glaucomateuses.
  • Ne pas partager le spray entre plusieurs personnes.
  • Demander conseil au pharmacien avant l'usage.

L'alternative simple : le lavage de nez

Le sérum physiologique, en spray ou en dosettes, dégage les sécrétions sans aucun risque cardiovasculaire ni neurologique. Plusieurs lavages par jour sont utiles, particulièrement avant les repas et le coucher. Les solutions hypertoniques peuvent aider en cas de congestion marquée. Cette mesure convient à tout le monde, y compris au nourrisson, à la femme enceinte et à l'enfant.

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